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Origines de La Ciotat
dimanche 21 août 2005, par admin

Origines géologiques

La naissance des "paysages ciotadens" remonte à l’ère secondaire, au crétacé supérieur, époque où la mer s’étendait sur la Provence. Au sud, le continent Hispano-Pyrénéo-Corso-Sarde alimentait des rivières et des fleuves dont on retrouve la trace des deltas fossiles dans les masses de poudingue roux du massif du Cap de l’Aigle.

Une mer peu profonde favorise le développement de puissantes formations récifales qui deviendront des massifs calcaires et à qui le paysage provençal doit sa blancheur. Le massif Soubeyran-Canaille présente des lentilles de calcaire récifaux intercalées entre le poudingue d’origine torrentielle et les puissantes formations gréseuses.

Plis et cassures créent un paysage aux reliefs importants. L’érosion creuse la roche d’alvéoles appelées "taffonis".

Au quaternaire, la fusion des glaciers entraîne une montée du niveau de la mer sur plus de cent mètres, jusqu’au niveau actuel. Le karst et les vallées sont alors inondées, ce qui donne naissance aux plus importantes résurgences sous-marines d’Europe et aux "Calanques" de Marseille-Cassis et du Mugel-Figuerolles caractérisée par son aiguille de poudingue appelée "Pointe du Capucin". Sont ainsi miraculeusement préservées les gravures et peintures rupestres de la grotte Cosquer (18.000 à 27.000 ans), tandis qu’une faune, relique des profondeurs abyssales, peut survivre dans la grotte sous-marine des Trois Pépés, à l’aplomb des arêtes de poudingue déchiqueté des Trois Secs.

Préhistoire

Les cuestas de calcaire et les falaises ont livré de nombreuses traces de fréquentations humaines, en particulier à l’Abri de la Marcouline, à Cassis (-9000 ans), au pied du Cap Canaille à la Baume Noire et à l’Abri d’Ellianac. Plus près de La Ciotat, la Grotte de Terrevaine est considérée comme la plus importante sépulture énéolithique de la Basse Provence.

Les abris du Cirque de Mallombre ont certainement servi de repaire à l’Homme primitif ; la Grotte de Fardeloup a livré au début du siècle des pointes de flèches. Les abords du stade de l’Abeille ont révélé des éclats de silex taillés et un fragment de hache. A savoir : en 1983, un étroit boyau (Grotte du Clou) livre aux membres du Spéléo-Club de La Ciotat une alêne de l’âge de bronze : premier objet métallique pour la préhistoire ciotadenne.

Et plus tard...

A l’époque Ligure, le Baou Redon est transformé en Oppida, sorte de place forte située au sommet des collines et bordée de remparts de pierre sèche. Près de Ceyreste, l’Oppidum Cornille domine les gorges sauvages du Vallon de Gendarme.

L’Île Verte et le Cap de l’Aigle recèlent de nombreuses épaves Gallo-Romaines qui prouvent l’antique vocation marine de la ville ruinée par des invasions et les rites barbares au profit de Ceyreste, fondé par Jules César.

En 1429, La Ciotat comptait 30 familles (entre 130 et 150 âmes). Il faudra attendre le XIVe siècle et les auspices de l’Abbaye de St Victor pour assister à la renaissance de La Ciotat.

Sous la Révolution, en 1789, la Grotte des Emigrés fut temporairement habitée par des royalistes.

Au XIXe siècle, les grandes carrières à pavés ont été exploitées puis utilisées (carrière du Loin) pour les terre-pleins des Chantiers Navals de La Ciotat jusqu’en 1978. Le climat

Avec plus de 3000 heures de soleil par an, La Ciotat offre un site fabuleux pour les activités sportives et de loisirs, mais aussi pour les artistes et les réalisations cinématographiques et audiovisuelles. Les variations de températures, de pluviosité (orages) et de vent (mistral) sont souvent brutales. Les incendies répétitifs ont détruit la quasi-totalité de la faune et de la flore et les phénomènes de ruissellement sont très importants. Ce qui explique l’aménagement des terrains en "restanques".

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